Œil privé de main, main dépourvue d’œil, la cécité absolue. Un monde de couleurs, sans consistance, un univers virtuel, cristallin, inutilement beau. Un monde matière, sans couleur, un univers concret, angoissant, tristement uniforme. L’œil au bout de la main, la main au fond de l’œil. Etre électrisé par un rouge agressif, effleurer le moelleux d’un vert ou caresser un bleu profond. Scruter la flexibilité rigide du papier, contempler la tendre chaleur du bois, ou lire une plaque d’inox. Regarder et passer … Voir et s’arrêter. |